Histoire

Découvrez la riche histoire de l’hôtel restaurant La Roseraie à Chenonceau.

L'histoire de l'hôtel restaurant La Roseraie

L'histoire : Au début

L’Hotel – Restaurant La Roseraie est, depuis le XVIIIéme siècle, un acteur principal du tourisme pour le village de Chenonceaux. Il vit et écrit son Histoire aux côtés du célèbre Château de Chenonceau depuis plusieurs siècles.

Il fait partir des plus anciens hôtels du village. Son nom a évolué au fil des siècles et il s’est tout d’abord appelé l’Hotel des Excursionnistes, puis l’Hotel des Touristes, Chez Ottoni. Il devient l’Hôtel La Roseraie à la fin des années 80 lorsque le village de Chenonceaux en fit l’acquisition.

Il traverse les siècles, dans l’ombre du Château des Dames qui lui fût construit au 16eme siècle en 1513. Il semblerait que L’Hotel lui fut construit au XVIIème siècle telle une auberge de village.

L'histoire : L'évolution

Au XIXème siècle et jusqu’au début du XXème siècle, il s’appelait l’Hôtel des Excursionnistes. Il correspondait à une étape importante pour les voyageurs qui empruntaient la route du Cher, ou qui passaient rendre visite aux familles propriétaires du Château de Chenonceau. La Famille Dupin, Bretonneau, ou Menier, encore de nos jours. On retrouve une photo datant de cette époque avec des personnages en tenue d’époque. (Carte de 1904-1906).

Ensuite, il prit le nom d’Hôtel des Touristes et proposait toujours le gite et le couvert. Il représentait une étape importante pour réparer les véhicules de l’époque grâce à un garage construit à l’arrière du bâtiment. L’hôtel des touristes perdure jusque dans les années 30/40. (Carte postale datant de 1930/35).

L’époque de la guerre est un peu confuse au niveau de l’histoire de Hôtel. Le village connu des heures sombres étant situé au niveau de la ligne de démarcation matérialisée par le Cher. Tout comme le Château de Chenonceau, différents édifices furent réquisitionnés par les alliés ou par l’ennemi par rapports à leurs situations stratégiques d’un point de vue militaire. On perd ainsi la trace de documents retraçant l’histoire de l’hôtel et subsistent quelques cartes postales d’avant-guerre que nous avons pu conserver.

Le Cher, situé à 300m de l’hôtel et que le Château de Chenonceau enjambe, était la frontière durant la guerre de 1939-45. Il représente la limite qu’il fallait dépasser pour entrer en zone libre et les ponts étaient très surveillés. L’accès par la galerie du Château de Chenonceau était très prisé.

Après la guerre, on retrouve un acte d’achat fourni par la mairie de Chenonceaux par un personnage très important pour l’auberge et pour le village. L’hôtel fut acheté par M. Louis OTTONI en 1946. Ce dernier transforma considérablement l’hôtel entre 1946 et 1954 en le rénovant. Il créa un porche pour relier plusieurs bâtiments, une lingerie, aménagea les combles en 1950, pour créer de nouvelles chambres au 1er et au 2eme étage. Il agrandit l’espace restauration avec une terrasse avec une véranda surplombée d’une terrasse pour une chambre au-dessus. Il achète plusieurs bâtiments de la rue notamment l’actuel hôtel le relais de Chenonceaux, ancien relais de poste, la grande maison bourgeoise XVIIIEME de l’autre côté de la rue Bretonneau actuel OGB, ainsi qu’une partie de l’actuel Hôtel le Bon Laboureur où subsiste toujours le clocher anciennement orné de lettres oranges.

Enfin...

Le parc de La Roseraie était beaucoup plus grand qu’aujourd’hui et s’étendait jusqu’au parc des pivoines d’un côté. Il remontait vers le coteau à l’arrière du village derrière l’actuel Hôtel Bon Laboureur.

D’autres témoignages de l’architecture laissés par M. Ottoni subsistent encore à la Roseraie au niveau de la terrasse intérieure, la coursive, et un clocher avec pigeonnier. Son nom  » Chez Ottoni  » était gravé sur les façades aux couleurs orange. Il édifia donc des clochers portants son nom, sur les façades, les trottoirs et fit prospérer l’hôtel des touristes et le village de 1947 à 1986.

C’est au moment où il obtint le titre de meilleur rôtisseur de France qu’il rebaptisa naturellement son Domaine  » Chez Ottoni ». Fort de son succès de maitre rôtisseur, il accueilli durant 40 ans de nombreux voyageurs en étape à Chenonceaux mais également des personnages illustres, venant visiter le célèbre Château des Dames. Ils venaient également goûter la célèbre cuisine de Mr Ottoni : Eleanor Roosevelt (on retrouve une lettre de remerciement manuscrite de sa part écrite à son retour à Paris de l’Hotel Crillon adressée à Mr Ottoni) le président Américain Truman, Winston Chruchill, séjournèrent tous dans son auberge hôtel.

En 1986, le village de Chenonceaux racheta l’hôtel à Mr Ottoni qui vécut de 1889 à 1991. Il est aujourd’hui enterré au cimetière du village.

L’hôtel changea de nom pour s’appeler La Roseraie. Un très beau jardin et de très beaux rosiers avaient vu le jour au fil des années, et le parc de pivoines fut séparé de l’hôtel. Aujourd’hui le parc des pivoines se visite et constitue une promenade indépendante très agréable à l’arrière de l’hôtel.

L’histoire continue en 1991. La commune vend l’hôtel et entre cette date. En 2018 plusieurs propriétaires se succèdent pour qu’enfin en 2019 il soit racheté par les propriétaires actuels qui l’exploitent aujourd’hui en Hôtel Restaurant de Charme. Toujours acteur principal proche du château de Chenonceau, ils tentent de faire perdurer l’auberge du XXVIIIème siècle rebaptisé La Roseraie aux côtés de son joyau le Château de Chenonceau.